Faits et Curiosités

écouter


Les Faits et Curiosités qui suivent, concernent l'hidrosadénite suppurée chronique, et sont basés sur la recherche, la documentation médicale et les expériences personnelles de nos membres. Ils sont donnés dans le seul but d'information et ne doivent en aucun cas servir à la réalisation d'un auto-diagnostic d'aucune sorte. Vous pouvez librement imprimer cette page et l'amener à votre médecin traitant pour en discuter. 

L'hidrosadénite Suppurée chronique est aussi connue sous le nom de Maladie de Verneuil, Hidradenitis Suppurativa ou Acné Inversa. 

* Le terme "Hidrosadénite" vient de "hidros" signifiant sueur; "adeno" signifiant glande, et "ite" signifiant inflammation. Le terme "Suppurée ou Suppurativa" signifie "formation de pus." 

* 1839 : découverte par Velpeau d’un processus inflammatoire particulier. C’est à cette date que l’Hidrosadénite Suppurée est décrite pour la première fois comme une maladie ayant sa propre entité. 

* 1854 : Verneuil associe la maladie aux glandes sudoripares, et lui donne son nom. 

* 1922 : Schiefferdeck localise la maladie dans les zones riches en glandes apocrines. 

* 1939 : Brunsting catalogue la maladie comme une occlusion folliculaire. 

* L’Hidrosadénite Suppurée est aussi connue, ou a été référencée, sous les noms suivants : Apocrinite, Acné apocrine, maladie de Verneuil, maladie de Velpeau, maladie de Fox-den, Pyodermia sinifica fistulans, Acné inversa et Hidrosadénite axillaire. 

* L’Hidrosadénite est réputée pour son mauvais diagnostic. 

* L’Hidrosadénite doit être différenciée : des furoncles, des abcès, d’une maladie granulomateuse, de kystes epidermoïdes infectés, d’une tuberculose dermique, d’actinomycose, d’abcès périrectaux, de fistules anales, de kystes pilonidaux, de staphylococcies, de nevus apocrine, de lymphogranulome vénérien, de miultiples trichoepithéliomas, de stéacystome multiple, du lupus tuberculeux et de l’acné. 

* Les médecins des services d’urgence diagnostiquent et inscrivent la maladie sous les termes de pyodermie ou kystes (terme générique qui empêche de collecter des statistiques sur les taux d’incidence). 

* Elle est souvent non diagnostiquée ou traitée comme des cas isolés d' abcès aigus. (chercher maladies de Fox-Fordyce, Dowling-Degos et Hailey-Hailey .) 

* Le pic d’apparition de la maladie se situe entre 11 et 30 ans. Mais elle peut survenir dès l' âge de 6 ans, tout comme à 55 ans. Il est rare de la voir se manifester après 60 ans. 

* Elle apparaît la plupart du temps à la puberté, et notamment chez les femmes, au cours ou après une grossesse, ou après la ménopause . 

* Il n'existe aucune cause connue qui ait pu être prouvée. 

* Il n'existe pas encore de guérison véritablement reconnue. 

* La cause la plus probable serait une disposition génétique (héritée). 

* L'hidrosadénite a été classée en 3 différents stades, selon les critères Gravité / Sévérité. On l'appelle la classification de Hurley 
I Abcès unique ou multiples sans fistules ni processus cicatriciel fibreux 
II Abcès récidivants avec fistules et cicatrices – unique ou multiples – lésions non coalescentes 
III Atteinte diffuse (dans la zone atteinte) avec multiples abcédassions interconnectées et trajets fistuleux. 

* L'Hidrosadénite suppurée n'est pas causée par un problème de surpoids ou par l'obésité. Cependant, elle peut être exacerbée par ces conditions. 

* L'Hidrosadénite suppurée n'est pas causée par un problème d’hygiène. Mais un manque d’hygiène peut exacerber sa sévérité. 

* Elle n'est pas contagieuse et n'est pas sexuellement transmissible à son partenaire. L'Hidrosadénite Suppurée n'est pas une maladie sexuellement transmissible. 

* Les personnes atteintes d'Hidrosadénite Suppurée sont sujettes, à divers degrés, à la dépression, et font souvent des choix de style de vie inappropriés, comme l’abus de nicotine, d’alcool, d’antalgiques, etc, mais qui peuvent s'expliquer par l'extrême sentiment d'abandon qui les habite.

* Aucune étude n’a été menée sur le taux de suicides déclarés ou les choix de style de vie qui sont liés à la dépression des patients atteints d’Hidrosadénite. Les études ont successivement montré que plus de 70% des malades atteints d’Hidrosadénite étaient dépendants à la nicotine. 

* L'Hidrosadénite Suppurée est décrite dans la littérature comme une "invalidité" progressive , pouvant affecter dans certains cas, mais pas tous, la capacité d'assurer des fonctions normales dans le travail. Elle peut avoir des effets drastiques sur les activités familiales et sociales normales. 

* Les personnes atteintes d’Hidrosadénite connaissent des rémissions qui peuvent durer de plusieurs mois à plusieurs années. On ne connait pas les raisons de ces périodes de rémission. Cela peut souvent conduire à des difficultés pour déterminer si le traitement envisagé est efficace ou non. 

* La maladie affecte plus spécifiquement les zones du corps où l’on trouve des glandes apocrines et des poils en abondance. Ceci est l’un des marqueurs de diagnostic clinique. Cliquer ici pour voir le schéma

* Le manque d’efficacité des antibiotiques est aussi l’un des marqueurs du diagnostic clinique. 

* Certains patients ont connu des remissions qui peuvent durer de plusieurs mois à plusieurs années. On ne sait pas pourquoi cela arrive. 

* L'Hidrosadénite Suppurée n’est pas une maladie mortelle. Les rares cas de fatalité résultent le plus souvent d’une négligence à ne pas avoir recherché l'attention médicale nécessaire. Tous les patients doivent être suivis, dans le temps, par des médecins professionnels compétents. 

* Plus de 50% des femmes, rapportent une exacerbation de la maladie, juste avant ou pendant leurs règles. 

* Quelques unes des maladies (pas nécessairement communes) associées à l'Hidrosadénite Suppurée sont la Maladie de Crohn ou SGI (Syndrome du Côlon Irritable), la Maladie de Down, certaines formes d'arthrites (Spondyloarthopathies/ arthrites séronégatives/réactive arthrite), la Maladie de Graves ou la Thyroïdite d'Hashimoto, le Syndrome de Sjogren et l'Herpès. 

* Lorsque les lésions viennent à s’infecter, si elles s’infectent, les micro-organismes impliqués ne sont pas constants et peuvent changer de façon imprévisible. 

* L'activité de la maladie est directement liée au stress. 

* Les malades atteints d'Hidrosadénite suppurée, pour des raisons psychosociales, n'osent pas signaler leur maladie et sont moins enclins que le reste de la population à prendre un deuxième avis. 

* Les taux d’incidence placent cette maladie comme étant globalement très fréquente : 1 cas sur 100, bien qu'elle soit en même temps considérée comme une maladie rare : 1 cas sur 10 000 pour les malades en stade 3. Il est à noter que dans le pic de population des 11-30 ans, les taux d’incidence atteignent les 4%. 


* Seuls deux médicaments ont été impliqués, anectodiquement, comme pouvant induire l’Hidrosadénite Suppurée : le Lithium et les Contraceptifs Oraux. 

* La majorité des patients n’ont pas d’acné, à l'exception d' un petit sous-groupe de patients. 

* L’Hidrosadénite diffère de l’acné en ce qu’elle affecte plus de femmes que d’hommes, et qu’elle ne répond pas au traitement par isotrétinoïne comme le fait l’acné. La production de sébum chez les personnes atteintes d’Hidrosadénite n’est pas différente de celle des personnes sans acné. Les follicules pileux des patients atteints d’Hidrosadénite sont d’un plus gros diamètre, déformés et plus larges à la racine que ceux des patients atteints d’acné. L’acné tend à apparaître sur les parties "convexes" du corps (le visage, et le torse par ex.) alors que l’Hidrosadénite apparait sur les parties "inverses" du corps (les aisselles, l’aine, par ex.) 

* Les patients, atteints d’Hidrosadénite, ont une peau plus épaisse que la normale des individus au niveau des creux axillaires, la rendant moins souple et probablement incapable d’assurer la fonction des peaux normales. 

* Une occlusion folliculaire a été trouvée chez 67% des patients inclus dans un essai. Une apocrinite (inflammation des glandes sudoripares apocrines) chez seulement 5%, et une apocrinite secondaire chez 17% des patients. 

*On a trouvé que les femmes atteintes d’Hidrosadénite avaient eu moins de grossesses que la moyenne, et étaient, en générale, d'un niveau d'éducation supérieur au reste de la population. 

* Beaucoup d'hommes et de femmes ont les lobes des oreilles percés, dans un taux bien supérieur à la population générale. 

* La clindamycine, en topic, est le seul antibiotique ayant fait l’objet de recherches, et ayant montré dans des essais une significative utilité. 

* De nombreux débats de recherches, énoncés dans les années 1840 et 50, sont toujours d’actualité. 

* Bien que le terme d’abcès soit souvent utilisé pour les décrire, les kystes et lésions qui apparaissent dans l’Hidrosadénite ne sont pas exactement des abcès. 

*La chirurgie radicale est citée, dans la littérature, comme le traitement le plus efficace, mais elle n'est pas garante d'une guérison. 

*Le foetus âgé de 5 mois est couvert de glandes sudoripares apocrines, mais avant l’accouchement, celles-ci ont disparu de la plupart des parties du corps, à l’exception des zones reconnues comme les aisselles, les régions génitales etc. 

Les glandes sudoripares apocrines sont inactives jusqu’à la puberté. 


Copyright et autres scripts : Tous droits réservés Marie-France Bru-Daprés 1999-2017 / CARTE DU SITE / Politique éditoriale