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1854


Le Professeur Aristide Verneuil, Professeur de pathologie chirurgicale à la Faculté de Médecine de Paris associe la maladie aux glandes sudoripares et lui donne son nom.

GENERALITES 


Décrite en 1854 par le Dr Aristide Verneuil, la maladie qui porte son nom (en particulier dans les pays francophones) est une affection chronique, suppurative, fistulisante et d’évolution cicatricielle des follicules pilo-sébacés des régions cutanées où sont présentes des glandes apocrines: creux axillaires, plis inguinaux, région périnéo-fessière, aréoles, plis sous-mammaires, nuque et espaces rétro-auriculaires. Ces localisations peuvent être uni- ou bilatérales, touchant un seul ou plusieurs territoires. La lésion initiale de la maladie de Verneuil serait une infundibulo-folliculite avec atteinte secondaire des glandes apocrines par phénomène occlusif. Les termes d’hidradénite ou hidradrosadénite suppurée, d’acné inversée et de syndrome d’occlusion folliculaire sont également utilisés. 

Le diagnostic de la maladie de Verneuil est clinique. Elle débute, chez l’adolescent et l’adulte jeune, plus fréquemment chez la femme, par des nodules sous-cutanés, mobiles et indolores, isolés les uns des autres. On observe à proximité des comédons polyporeux, des microkystes et des papulo-pustules folliculaires. L’association à une acné conglobata est fréquente. 

Certaines formes restent modérées, compatibles avec une vie tout à fait normale. Plus souvent, l’évolution est émaillée de poussées inflammatoires douloureuses, sans signes généraux, ni adénopathies, régressant en 10 à 15 jours avec une possible fistulisation à la peau. D’authentiques complications infectieuses, lymphangite ou érysipèle, peuvent survenir, de même que dans les localisations périnéo-fessières, de rares fistules à l’urètre ou au rectum. Puis les nodules se groupent en placards infiltrés, dont la surface est parsemée d’orifices purulents communiquant entre eux par des trajets profonds. Les périodes de rémission alternent avec les poussées. La maladie aboutit, dans les formes graves, à la constitution d’une gangue fibreuse avec brides rétractiles. 

La survenue de carcinome épidermoïde périnéo-fessier après de nombreuses années d’évolution a été rapportée, avec une fréquence estimée à 1,5 à 3 %.

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